SUMMER 2026

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La Ferme Blanche, c'est une histoire de famille.

Quelque part dans les années 1950, sous un soleil que je n'ai pas connu, ma famille faisait pousser des orangers. On me l'a raconté tellement de fois que j'ai l'impression d'y avoir été.

Des champs entiers. Ce mode de vie où le travail et le beau coexistaient naturellement. Une certaine idée de la vie, méditerranéenne, simple, sans chichis.

Pour que les orangers poussent, il faut un climat particulier. De la chaleur, beaucoup de lumière, des hivers doux, un sol qui retient juste ce qu'il faut d'eau.

Ces terres où la vie dehors est une évidence, où on mange à l'ombre des arbres et où les soirées n'en finissent pas. C'est exactement cet univers que j'avais en tête en construisant la collection. Pas la carte postale, la réalité de ces endroits. La chaleur qui colle, les vêtements légers qu'on enfile le matin sans y penser, la couleur orange partout, dans les fruits, dans la lumière, sur les murs...

Le t-shirt oversize La Ferme Blanche est la pièce centrale de la collection. Le nom de la marque est imprimé en orange sur la poitrine, discret, posé là simplement. Au dos, les oranges en grand, graphiques, illustrées. C'est une pièce qui raconte quelque chose quand on la retourne, comme un secret qu'on découvre. La coupe est ample, tombante, faite pour être portée avec n'importe quoi : un jean, un short, un maillot. C'est le t-shirt qu'on attrape sans réfléchir parce qu'il est toujours juste.

Le t-shirt sans manches c'est la version encore plus directe. Le nom de la collection imprimé sur la poitrine en orange. Rien d'autre. C'est la pièce pour les jours où il fait vraiment chaud, ceux où on ne veut pas grand chose sur soi. Je l'imagine porté dans un marché le matin, ou sur une terrasse à midi.

La casquette blanche La Ferme Blanche a la broderie orange vif sur le devant. Elle est blanche, elle est simple, elle finit n'importe quelle tenue. Mais c'est aussi la pièce la plus directement héritée de l'imagerie agricole que j'avais en tête : la casquette qu'on met pour se protéger du soleil, celle qu'on trouve dans les champs, qu'on retrouve sur toutes les têtes dans les vieilles photos de famille. Portée aujourd'hui, elle a quelque chose d'autre, mais l'origine est là.

Enfin, le caleçon en coton vichy. Il est peut-être ma pièce préférée de la collection. Le tissu vichy à carreaux orange et blanc, une étiquette tissée à la taille avec les oranges. C'est une pièce d'intérieur et d'extérieur, de vacances, de matin paresseux. Elle est tellement ancrée dans l'univers de la collection qu'elle l'incarne presque mieux que les autres. Le vichy, c'est les nappes des repas de famille dehors, les pique-niques sous les arbres, les étés d'enfance. C'est exactement là que je voulais emmener les gens.

Cet été j'avais envie de m'approcher de tout ça. Pas de le reconstituer, juste de le porter avec moi. Alors j'ai pris l'orange, le blanc, le coton : des choses vraies, des choses d'été,  et j'en ai fait une collection.

C'est pas grand chose au fond. Mais chaque pièce vient de quelque part, et ça pour moi, c'est ce qui change tout.

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